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                  Longue attente

.

Les lauriers les oliviers les pins les chênes-liège

le moindre brin d'herbe à peine sorti de graine

les marcassins les faons les canetons les oisillons

de toutes plumes – savent comment gérer leur vie

.

Or pour ma part – soixante-dix ans passés ! - je ne suis

pas certain d'en avoir vraiment compris le mode

d'emploi. Constamment je bifurque, je perds le sentier

pour me retrouver sans l'avoir voulu dans quelque

clairière où les erreurs poussent comme des champignons

.

Qui me fera savoir si celle-ci (qui a la bague au pied

et le chapeau d'un vermillon luisant et séduisant) devrait

ou non être cueillie - Oronge ou bolet ? Faut-il attendre ?

Car j'ai souvent ouï-dire qu'un bolet s'attend... Mais

à quoi ? À ce que l'une d'entre nos erreurs soit la dernière ?

.

À ce que manque la page avec la liste des fruits défendus ?

À ce que le trajet de grande randonnée s'achève plus tôt

que prévu ? Ainsi donc, poète timoré, dans la clairière

aux erreurs j'attends – j'attends ! - tout en observant les nuages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ostracisme

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Que les jours ont l'aile rapide alors que l'âme est lente !

Ils nous quittent pour l'horizon, escortés des mouettes

de la lumière, tirant derrière eux une bâche d'ombre froide

qui couvre l'espace comme celle des terrains de tennis

lorsque les joueurs vainqueurs ou vaincus ont vidé les lieux

.

Quand aux étoiles, elles ne diffusent que feux sans chaleur

Tu les sens glacées dans ta pensée ainsi que la poignée

d'oboles au fond de ta poche, contre ta cuisse gauche...

Le passeur voudra-t-il d'une aussi menue monnaie

ou seras-tu condamné pour un siècle ou davantage à hanter

.

la rive du Styx en compagnie d'autres spectres insolvable ?

Qu'importe au fond - tant que tu respectes ton serment

et n'as pas a boire son eau frémissante à la coupe d'Iris...

Et que pourrais-tu regretter puisque, déjà de fort longtemps

banni, ton souffle ni ta voix n'émeuvent le silence ?

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

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Rencontre au clair de lune

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Par les ondes éthériques, je suis branché sur les songes de la pleine lune, ce qui provoque l'animosité, aux oreilles dressées, d'un chat-huant ventru, son loup plaqué sur la face.

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Sa silhouette a choisi précisément la branche haute grâce à laquelle il pourra m'empêcher de voir en entier la reine des nuits, qu'il considère comme son camembert personnel !

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Et le voici huant et huant, et contrefaisant les miaulements des chats, afin que je renonce à communiquer avec le satellite argenté qu'il me cache et d'où me vient l'inspiration.

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Histoire de le prévenir que je ne me laisserai pas faire, je m'avance jusqu'au pied du chêne sur lequel il perche, et lui récite la fable du corbeau et du renard. Peine perdue...

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Alors je claque dans mes mains, je lui débite des sornettes sur un ton coléreux, au risque de réveiller la maisonnée endormie depuis longtemps, je feins de grimper au tronc.

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En vérité rien n'y fait. Il me nargue un long moment, dardant vers moi de grands yeux vaguement étonnés, sa tête fait un tour complet sur elle-même puis il déploie soudain ses ailes :

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son vol d'un silence velouté l'emporte comme un fantôme clair dans l'ombre du bois, en laquelle il s'évanouit mollement, si bien qu'enfin j'ai la lune toute à moi pour renouer notre dialogue.

 

 

 

 

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Ourouboros imaginaire 

 

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Le soleil n'est pas un oiseau, je le sais bien, pourtant il a laissé des plumes dorées dans les arbres, pour la plus frissonnante volupté de leurs feuillages transis d'aise.

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On pourrait penser qu'il veut donner au jour finissant la même splendeur qu'au jour qui commence, pour enseigner que ce sont deux faces d'une seule et même médaille.

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Ainsi la fin des choses s'achève en retrouvant l'éclat de ce qui fut la première heure, avant que le fauve ne rentre sous terre élucider les labyrinthes du sommeil.

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Demain, avec ou sans nous éclatera la même ondoyante, circulaire, lustrale vérité dont tout-un-chacun est le centre en l'habitant, dans le meilleur des cas, poétiquement.

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D'où ce moment où l'air encore frisquet respire la menthe, alors que l'aube point à peine, que les lavandes ne sont même pas réveillées, non plus que les écureuils cursifs.

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Le soleil n’est pas un oiseau, je le sais bien, pourtant il sème un duvet doré dans les arbres, pour la plus feuillolante volupté de leurs couronnes transies d’aise.

 

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Pour avoir cru...

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Pour avoir cru inventer la voix des anges

me voici puni d'un masque d'or dans la geôle

du silence – avec pour tout bien le fatras

de la mémoire et la rémige d'une buse

.

Par la lucarne où l'araignée filtre de sa toile

le pecten irradiant du ciel

je regarde voler anxieusement les mouettes

tandis que mon nez respire une odeur de champignons

moisis et de paroles avariées sitôt prononcées

.

Sur chaque poème que je collectionne comme des galets

polis ou des dragées de baptême - je me casse les dents

Nulle entrée en ce monde ni nulle sortie !

Les cuivres de la gloire qui éclatent dans les nues

ne sont que rêves de nuages condensés par le vent

.

Ce qui pleut lentement à traits de lumière

avec les flèches des amours transfixantes

à travers mon corps aux airs de Saint Sébastien mal fichu

c'est l'acide pluie de la mort sous laquelle ma vie fond

à la vitesse d'un vieil eisberg qui aurait navigué

jusqu'aux parages interdits de l'équateur.

 

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Le chemin du Retour

.

Les feux de l’août se dissipent insensiblement

dans le voile laiteux qui monte au-dessus de l’horizon

que la mer n’atteint plus avant de s’effacer

C’est que le 16 est passé Nous sommes le 28 aujourd’hui

Des milliers de minutes ont contribué au nouveau plumetis

argenté de l’olivier sous la fenêtre

Les mésanges revenues festonnent l’air d’arbre en arbre

Mes yeux suivent avec bonheur les guirlandes

évanescentes de leur vol Leur cri discret en dit long

Aï-aï-aï-aï-aï-aï-aï ! - sur les douleurs qui nous attendent

maintenant que le temps va virer à septembre…

.

Il ne me reste pour me consoler que le regard innocent

des fleurettes des champs qui constellent l’herbe roussie,

le sourire à la fois naïf et fripon de mon petit-fils tellement,

tellement chéri… Son index miniature sur le rebord

du muret lorsqu’il s’intrigue à barrer leur chemin aux fourmis

Son jeu de cache-cache autour des cyprès nains

.

Ajoutons-y les bouffées odorantes du jasmin

qui s’obstine à fleurir comme si de rien n’était

ainsi qu'aux chevilles la caresse du pelage couleur de feuille morte

du chat de la maison qui me fait savoir que sa soucoupe

est vide et qu’il attend le lait que je lui ai promis

.

Allons – la famille est toujours là pour recevoir

notre excès d’amour Il reste pas mal de millions

d’années au soleil avant qu’il ne se change en naine rouge

comme à nous plusieurs millions de secondes (qui sait !)

certaines luisantes de joies vertes comme aiguilles de pin

.

et le sang dans l’arbre de nos veines circule toujours

vif comme un écureuil pour nous prouver que tout

n’est pas perdu !

 

 

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Ces eaux se vengeront !

.

Ce lac pourtant paisible et presque lisse

doit éprouver une secrète colère pour que le reflet

y déchiquette inlassablement les nuages

jusqu'à ce qu'il n'en reste à la tombée du jour

qu'une charpie sanguinolente !

.

Ne devrait-il pas être satisfait de la profusion

de galets verts noirs roux ou bleus plus ou moins réussis

qui jalonnent sa transparence jusqu'au plus profond ?

.

Même la montagne sombre dans l'eau symétrique

avec l'aide du vent effilochée

qu'un vaste embu parfois même traverse

impitoyablement

.

Le plus surprenant est qu'il se dégage

une prégnante beauté de ce paysage

Une beauté qui recèle l'imminente splendeur

de la vengeance...

 

 

 

 

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Crépuscule couleur d'adieu

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Ce serait simple si voulait bien se taire

cette sorte de vent silencieux qui pousse

à travers nos déserts intérieurs des rouleaux

d'épines qui me font penser aux chardons du Baragan

.

L'âme chagrine dans le soir je suis parti

sur le chemin d'où le plus beau des paysages

au travers de ses champs déploie le fameux éventail

rouge aux branche d'or dont parlait le poète

.

Je suis monté jusqu'en certain lieu très écarté

sauvage parmi les ronciers qui précèdent la forêt

avec mon tube de roseau – docile quand il s'agit

de faire entendre la voix déchirante de la pleine lune

.

De petite fleurs violettes baissaient la tête comme pour

se recueillir Les bouquets de hautes cannes frémissaient

en reconnaissant le timbre d'une parente que mes mains

industrieuses avaient su arracher à son mutisme ordinaire

.

Tout en jouant je respirais la brise oxygénée du crépuscule
Un vol fantasque de chauve-souris m’environnait
De la pointe d’un cyprès m’observait une chouette blanche
tel un fantôme nain qui ne se décide pas à lancer

 

ce hou-hou, hou-hou, qui lorsque j'étais enfant

me faisait chercher des yeux l'Invisible dans le moindre

recoin de la chambre où j'aurais dû dormir paisiblement,

rassuré par le rose abat-jour de la veilleuse compatissante.

 

 

.

 

.

 

L’Inexplicable
.
Si j’en étais capable, j’écrirais sur des choses
dont j’ignore presque tout comme la naissance
des splendeurs sidérales, ou l’amour…
.
Mais il n’existe que de rares génies
pour développer sur des sujets qui leur sont
étrangers des idées que tous avaient
au fond d’eux-mêmes sans le savoir.
.
Panthéïste à mes heures je voudrais bien,
par le moyen d’une sorte de télépathie,
entrer dans la conscience des étoiles,
ou connaître les pensées de la Terre au sujet
des hommes qui la parasitent.
.
Hélas, je n’ai dans les meilleurs moments qu’une
très vague idée de ce que pensent les dieux
de mon pays natal, roches pourpres, pins sombres,
oracles du soleil recueillis par oliviers et figuiers,
Mais aussi sangliers, cistudes, renards, cigales,
abeilles aux cuisses jaunes de pollen philosophal
et fleurs grand’ouvertes, les unes pour écouter
le silence du ciel et d’autres pour tinter dans le vent…
.
Le long de la grève la mer, virtuose infatigable,
s’exerce à balayer d’arpèges et gammes vertigineuses
son clavier d’écume. Telle une toccata soudaine
Aïlenn ruisselante en émane comme à Paphos.
.
Son regard limpide et vert, sa voix claire,
sa façon de rendre le monde pur et désirable,
jamais je n’ai pu non plus en élucider le mystère !

.

 

 

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La fourmi-violoncelle

.

pour Ezra.

.

Fourmi, tu suis en soliste le tracé d'une éraflure au mur

que mon cerveau bizarrement traduit en rhapsodie,

(entre de fines pattes l'abdomen verni, à la taille

pincée comme un violoncelle minuscule...

.

Tu tâtonnes, palpes des antennes, à l'avant-garde

du silence doré du matin au clair duquel je t'observe.

Un jour j'en écrirai pour mon petit-fils

dont le regard perçant mêlé de rêve me ravit.

.

Comme je voudrais savoir observer

le monde par ses yeux, éprouver la fraîcheur

toute neuve de ce qu'il sent ! Peut-être les jeunes gens

de sa génération à vingt ans sauront-ils encore lire ?

.

En se penchant à son tour sur le trajet d'une fourmi

exploratrice – il se souviendra peut-être du vieux fou

qui lui écrivait d'insensés poèmes sur son blog

et sa pensée me rejoindra où je serai : dans cette espèce

de salle d'attente qui sent l'éther et le formol, le deuil,

la cendre et la poussière - antichambre de l'éternité !

 

.

Ataraxie

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Sur ma paume trois feuilles froissées de verveine

Le niveau du soleil qui dévêt un grand pin

de l'ombre de la nuit et son pelage vert en est

insensiblement illuminé ainsi que l'écureuil

sur sa branche basse en train de décortiquer

sans hâte les écailles d'une pigne...

.

L'ordinateur me joue le second concerto pour piano

d'Ernő Dohnányi - adagio poco rubato – si serein

et rassurant tandis qu'on goûte au thé du réveil...

Bientôt me parviendront à nouveau les horribles

nouvelles de la planète, les massacres angoissants,

les exils, les naufrages, les trahisons, les désespoirs...

.

Mais pour l'instant, juste le ciel bleu qui descend

sur la terrasse accueillir mon regard en compagnie

d'un rapace fauve qui de loin en loin lance son cri,-

hèk-hèk-hèk-wouiiiiiiiiii ! - en décrivant dans l'air

de fugaces anneaux de Moebius, face auxquels

un cumulus égaré sur la montagne demeure perplexe...

.

Bienfait, ô bienfait d'une gorgée chaude et d'un court

moment où l'on puisse ressentir un peu de l'ataraxie

d'une éternité à laquelle nul n'accèdera jamais.

 

 

 

 

 

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Bord de mer

.

Se croit-il seul au coeur de la musique cosmique ?

Comme changent les humeurs du vent qui ride la

lumière transparente au-dessus du parterre de galets !

Se croit-il seul au coeur de la musique cosmique ?

Très loin tintent parfois, en forme d'oiseaux blancs,

les échos des cloches de la résurrection...

.

Un garçonnet sur ses courtes jambes

en flageolant découvre la plage avec ravissement,

au regard de l'azur il incarne l'inexplicable

bonheur de vivre et de courir à travers le temps

.

Le ressac froisse non loin de lui d'invisibles tôles

mais le bambin ne s'effraie pas pour si peu

Il longe l'écume et l'observe, pour lui à peine

moins inconsistante qu'un rêve – se retourne

.

un instant vers ses parents pour les rassurer,

puis reprend son exploration vacillante,

petite flamme à la découverte de l'amour du monde,

dans l'odeur maternelle des embruns et la grande

flamme du soleil illimité.

 





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Le Bateleur

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Nourri ce matin d'une poignée de figues

à l'exemple d'Archiloque de Paros,

je bois un peu de thé couleur de bergamote

et j'arrive au 21, vêtu de la toge pourpre

que j'emprunte à l'aurore, un bandeau blanc

au front, avec l'infini en guise d'auréole...

.

Sur la table un grand calice d'or

voisine avec mon épée

Il s'y trouve aussi le Couteau rouge

un Denier et les Dés d'Apollon

Et surtout le Livre où se trouvent formulés

tous les secrets de l'univers...

.

Mais plutôt que de convoquer d'un coup

de baguette magique un coffre rempli de trésors

j'ai préféré susciter un parterre de roses

aux pétales brillants de rosée

.

L'invisible s'en exhale et son parfum sur les choses

se change en lavandes jasmins étendue de mer

bruyante et régulière comme un orchestre de cigales

en pins fiers, en troupeaux d'oliviers occupés à paître

la lumière du couchant qui sera bientôt mon linceul.

 

.

 

 

Le petit métronome velu

.

 

Été d'arbres et de végétaux verts de pluie

blanche s'abattant oblique sur le paysage

tambourinant sur les toits impatiente de ruisseler

jusqu'au terreau des prés si mat et spongieux

qu'il est assoiffé de transparence

.

Au décrin de l'après-midi le déluge calmé

chaque arbre se remet à tisser la brume

à voix d'oiseau Le jeune olivier lève au ciel

ses rameaux lustrés en signe d'action de grâces

.

Mais l'écureuil est resté là-haut bien au sec

dans son nid tapissé d'aiguilles de pin

à faire une sieste que ne trouble pas le tonnerre

.

Endormi sur sa queue confortable

il rêve en ce moment d'un arbre de Noël

à profusion chargé d'énormes noisettes

.

Si vous avez l'oreille fine

vous entendrez son doux ronflement régulier

digne d'un petit soufflet de forge

.

Moi je l'entends très bien d'ici

Cette musique me ravit assez

pour que j'en rythme mon poème !

.

 

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