Un autre jour
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La nuit en écoutant les pas dans la neige de sa vieille respiration, il errait à travers les ténèbres, à la recherche de son âme un peu comme on cherche un feu-follet bleuté dans un cimetière.
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Il ne rencontrait que l'absence ambiguë d'une divinité soucieuse de rester voilée par le noir aussi bien que par le bleu et la lumière du jour revenu, dont les rayons s'empêtraient dans la buée des vitres ainsi que des insectes aux fils perlés de rosée d'une toile d'araignée.
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Aux cas les plus extrêmes, la réalité pirouettait, ce qui distrayait le regard, tandis qu'on changeait le décor, suivant le procédé familier aux cirques lorsque les nains envahissent l'arène avant l'entrée en fanfare des magnifiques chevaux lorsque sont relevées les toiles pourpre et or...
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En fait de chevaux, c'est une horde ronflante d'automobiles qui se rue, sitôt le feu passé au vert, le long de l'avenue. Le volet métallique du boulanger se relève sur une vitrine éclairée derrière laquelle une personne en tablier blanc dépose des croissants et autres viennoiseries.
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La croix verte du pharmacien, qui ne s'éteint jamais, indique 16° ce matin ; on croise un père avec une poussette, qui emmène son enfant endormi à la crèche du quartier. Un pakistanais dépose des papiers publicitaires dans toutes les boîtes aux lettres. Demain est arrivé, et c'est encore la vie.