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Paraboles en miroir

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Le poème, cette impasse du rapt, ne s'avance que dans le noir. À tâtons, dans la nuit, sur ton visage la caresse des saules et la douceur du vent.

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Ondulations des images, par éclairs de lune au bord de la rivière. Les souvenirs, fantomatiques ainsi que cerisiers en fleur au long de la Sumida, s'enfuient vers l'amont jusqu'à se fondre dans la poussière des siècles.

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Entends ce murmure qui frise dans les roseaux, ces disques d'or qui ne sont pas les yeux d'un oiseau de nuit, ce remuement d'orchestre symphonique dans les profondeurs, et le hululement périodique d'Athéna dans la touffe d'un aulne.

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Cheminement au cours duquel tout est occulté, recouvert de cendres ainsi qu'un palais assyrien brûlé sous les sédiments d'un tell, et l'on retrouve en creusant des tablettes d'argile racontant les fables évasives d'un peuple oublié.

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C'est une langue qui paraît familière, pourtant inconnue, et qui force à lever la tête du même mouvement qu'on a pour consulter au ciel l'air et les nuages. À la longue, elle semble si maternelle que l'on n'a plus le goût d'être bercé par une autre.

 

 







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