. Exclamations de grâce . Quel bonheur pour les anges et les oiseaux que les Profondeurs architectoniques d'un immense pin d'Alep Quand l'effleurent les premières caresses ambrées De l'aurore et que le regard d'un citadin fait le plein De ses verdeurs...
Continuer à vivre . Le fin mot de l'histoire Ce n'est pas comme dans les romans policiers . Et pourtant on espère toujours Trouver une explication avant la fin . Une infime chance d'apprendre pourquoi . Mais comme tous les assassins Dont les victimes...
Poésie . Faire semblant de réparer l’irréparable de rendre à ce qui est détruit un peu de dignité et de rêve comme un printemps tend son ciel bleu sur des ruines . C’est la tâche que je t’ai confiée ô poésie poésie mienne et poésie de tous à la façon...
L’art des mots .De vent et de gorge, la chanson soutenue par les cordes métalliques…Puis le roseau reprend les strophes en langue inconnue avec cettevoix fibreuse qu’on sent qui peine sous le tremblement de l’émotion ;et les échos se renvoient …ayno,...
Hypercubique épiphanie . L’important est de tenter d’écrire, non point de quoi être apprécié mais, tranchant comme éclat de silex vert, le poème que tu voudrais avoir eu la chance de lire. . On appelle mirage une réalité que l’on sait réduite à la pellicule...
Écolorgiaques . Les bambous du jardin sont si hauts qu’ils s’infléchissent. Deux corneilles, l’aile ample et noire, viennent s'y disputer. Elles s’en iront tout à l’heure et ce seront les grosses tourterelles d’Egypte bedonnantes qui ploieront la courbe...
Coronation « Le coronavirus »… déjà un hémistiche ! L’épigramme peut cadencer ! La contamination descend des Contamines Tes confins mes confins se confinent Mais nos confins débordent le confinement Nousnous se contamine J’entends l’économie décroître...
Jeu de questions en suspens . L'oiseau joli du matin ne vient plus chanter. Demain sera le 15 août. Je ne parviens guère désormais à être léger. J'aperçois sur toutes choses une ombre tragique. Les ailes noires d'un corvidé de funeste présage, probablement...
Promenade après la pluie . Tandis qu’au loin la Belle entretient espoir et courage en des lieux immaculés sur lesquels veille la mer, ici l’aube cueille sa lumière aux feuilles des lauriers comme le soleil d’été moissonne son éclat sur les blés… C’est...
Exclamations de grâce . Quel bonheur pour les anges et les oiseaux que les Profondeurs architectoniques d’un immense pin d’Alep Quand l’effleurent les premières caresses ambrées De l’aurore et que le regard d’un citadin fait le plein De ses verdeurs veloutées...
Désagréable lucidité . L’attention que beaucoup d’amis poètes / accordent à toutes sortes de détails du monde contemporain / indistinctement dans leurs écrits divers événements insignifiants en côtoient d’autres décisifs pour l’avenir du vivant / me plonge,...
Nuit des Perséides . Réveillé sans m otif au sein d’un silence tel que seul un continu sifflement sanguin chuintait à mes oreilles je suis sorti . dans la lueur cendrée des ténèbres de trois heures et quelques pour jouir de la fraîcheur des grands arbres...
Aucune stèle ne sait lire . Souvent j’ai pitié quand je passe au milieu de splendides parterres de fleurs à l’idée qu’aucune d’entre elles ne connaît ni sa senteur ni sa beauté pas davantage que les cigales ou les oiseaux n‘ont conscience de leur qualité...
Ezra est allé se coucher Pas un souffle ce soir Les choses sont laissées à elles-mêmes dans ce crépuscule de pleine lune floue . Comme est laissé à lui-même celui qui rentre dormir après un bel après-midi en compagnie d’Ezra Un garçonnet dont on ne croirait...
. « Lasciate ogne speranza... » . Combien, oui, combien regrettable ce manque d'insensibilité qui teint les choses d'inoubliable, et le passé bientôt apparaît merveilleux et doré dans la nuit de jadis, avec visages de mères tristes et sourires d'enfants...
Oisiveté heureuse . L’air bleu acier a taillé la montagne à coups de serpe (la lune peut-être?) . Il y a comme une chanson qui rôde dans le bois de pins Seul le petit renard au jabot clair en comprend les paroles . Assis comme La Fontaine au dossier d’un...
Réalité compensatoire . Longue et lente au vent (comme chevelure de ma connaissance que jalouse volontiers le soleil couchant), cette houppe de nuage au-delà des vergers, puis des villas du front de mer, jusqu’à ce qu’elle se résorbe sous la courbe de...
L’Incompréhensible Vivants nous le fûmes toujours dès avant notre naissance Flamme transmise sans s'éteindre d’ascendants en descendants jusqu'à nous qui sommes la lignée de la survie depuis le protozoaire originel issu de quelque fumeur noir à des millions...
Dans la patience du jour Dans la patience du jour 1. Ne redoute donc pas le point du jour Il réveille ensemble – regarde ! - l’aurore du soleil et les pivoines du vase Dehors un chat noir se coule au long du mur observe un instant les roses . puis saute...
Signe en plein ciel . Dans une zone d'air froid deux avions se sont croisés en traçant un X blanc sur le bleu ouranien . Un signe analogue à la visite du bourdon qui tourne un moment autour de mon oreille avant de s'apercevoir que ce n'est pas une fleur...
SUR LE MOTIF La lueur dans ta paume ouverte offre-la moi En dépit de la pente malgré les éboulements, elle dure dans la mienne. . Tu regardes les choses en leur pur présent, pour chaque détail, vision de femme éternelle, décor de belle amphore grecque...
L’Irréversible . Tellement atterré de la façon dont tournent les événements et le monde il aiguillait vers les mots les visions qu’il portait en lui d’une époque en voie d’extinction Le mot abeille le mot lavande le mot olivier Cigale thym romarin mimosa...
Endurance du poète . Même épuisé nul ne pourra dire qu’il a fui Il aura scruté les choses depuis le bord du gouffre Au pied du peuplier droit comme un minaret les pies avec force courbettes saluent tour à tour l’orient En piétinant la vasque dont l’eau...
Tant qu’on le peut encore . . Au-delà des toits vaguent les nuages . La ville s’active rumeurs de paroles et chuintements incessants d’autos Je rêve d’une glycine embaumante, aux grappes fraîches comme neige . Pas très loin d’ici ronfle une machine Elle...
Débarcadère . Les jours où la brume efface tout à trente mètres, si bien qu'on glisse en blancheur de la mer au ciel, ce qui m'a toujours inspiré de quitter l'instant pour l'éternité du songe, ce sont les vieux débarcadères. Ponts interrompus, que nul...